Qu’est-ce qu’une AOP ?

L’AOP, un signe de qualité européen

L’Appellation d’Origine Protégée (AOP) est l’un des grands signes d’identification de qualité et d’origine des produits alimentaires, qui sont des reconnaissances officielles gérées par les pouvoirs publics. Chaque producteur concerné s’engage à respecter des critères précis consignés dans un cahier des charges et fait, à ce titre, l’objet de contrôles réguliers.

Or, au début des années 1990, l’Union européenne a mis en place des signes de qualité communautaires à travers la création des AOP (Appellations d’Origine Protégée), IGP (Indications d’Origine Protégée) et (Spécialités Traditionnelles Garanties). Avant cette date, plusieurs États membres disposaient déjà d’une réglementation, par exemple la France avec ses AOC ou l’Italie avec ses DOP.

En France, il existe donc des signes de qualité européens et un signe de qualité exclusivement français (le Label rouge). C’est l’INAO (Institut NAtional de l’Origine et de la qualité) qui, sous la tutelle du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, instruit les demandes de reconnaissance des AOC, IGP, STG et Label rouge. Il assure le suivi des règles relatives à l’agriculture biologique et supervise les contrôles sur l’ensemble de ces signes.

Un lien fort entre le produit et son territoire

Matérialisée, sur les produits concernés, par un logo rouge et jaune, l’AOP est fondée sur le terroir, comme l’AOC dont elle est l’équivalent européen :

  • L’AOC protège les produits français sur le territoire français.
  • L’AOP protège les produits français et européens sur l’ensemble du territoire européen.

Concrètement, l’AOP et l’AOC désignent des produits d’une certaine notoriété, fabriqués dans une zone géographique définie, selon un savoir-faire traditionnel et reconnu. Parmi les différents signes de qualité, c’est l’AOP qui marque le lien le plus fort avec le terroir : la production, la transformation et l’élaboration doivent absolument avoir lieu sur ce territoire selon les règles édictées par le cahier des charges. Il s’agit d’une protection pour les consommateurs, mais aussi pour les producteurs qui peuvent ainsi lutter collectivement contre les contrefaçons.