Les missions de Slow Food

Défense de la biodiversité

1845 : le mildiou détruit la totalité de la production de pommes de terre en Irlande (à cette époque, l’Irlandais ne mange pour ainsi dire que des pommes de terre), parce qu’une seule variété y est cultivée. S’en suivent plus d’un million et demi de morts ou d’immigration vers les Etats Unis (en 1850, le quart des habitants de New York est irlandais).

Les variétés de pommes de terre que ce pays a plantées par la suite sont beaucoup plus résistantes (variétés de milliers de pommes de terre cultivées par les paysans des Andes).

Sans cette biodiversité, les pommes de terre ne seraient probablement pas l’une des principales cultures du monde.

Lutte contre l’uniformisation des cultures et de la pêche

Depuis un siècle, quelque 75 % des variétés de plantes cultivées ont disparu selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
75 % de l’alimentation mondiale est générée par seulement 12 plantes et 5 espèces animales.

Et pour le poisson, c’est la même chose ! Seulement 10 espèces représentent la moitié des volumes péchés (thon, merlu, coquille St-Jacques, sardine, baudroie, maquereau, lieu noir, cabillaud, merlan et hareng). Le saumon et le cabillaud représentent environ 40% du volume total de poisson frais acheté par les ménages.

La pêche technologique a entraîné une augmentation rapide des prises accessoires. 25 % des poissons qui sont péchés sont rejetés morts à la mer car ils n’appartiennent pas aux espèces souhaitées.

Cette standardisation de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche pose le problème de la préservation de la biodiversité.

> Pour en savoir plus, télécharger la brochure sur la biodiversité.

C’est ainsi que Slow Food défend des projets comme « l’Arche du Goût » et « Les Sentinelles ».